Il y a des pensées qui traversent les parents de prématurés — et qu'ils n'osent dire à personne. Par peur d'être jugés, ou simplement parce qu'ils ne trouvent pas les mots.
Dans les groupes de soutien, dans les sessions d'accompagnement, il y a toujours un moment où quelqu'un dit quelque chose à voix basse, comme si c'était interdit. Et les autres acquiescent. Silencieux. Soulagés que quelqu'un l'ait dit. Voilà certaines de ces peurs. Je les nomme parce qu'elles méritent de l'être.
C'est la peur que presque tous les parents de prématurés ont eue. Même quand le pronostic est bon. Même quand les médecins sont rassurants. Elle est là, dans un coin.
Ce n'est pas du pessimisme. C'est ton amour qui cherche à se protéger.
Le lien avec un bébé en couveuse se construit différemment. Il n'y a pas eu le moment peau à peau immédiat, parfois pas l'allaitement tel qu'imaginé. Et certains parents me disent qu'ils ont eu l'impression de ne pas « reconnaître » leur bébé les premiers jours.
Ce n'est pas un manque d'amour. C'est le choc d'une naissance qui ne ressemblait pas à ce qu'on avait imaginé.
Les équipes médicales font au mieux pour informer sans angoisser. Parfois ça laisse des zones d'ombre que l'imagination remplit seule, souvent au pire des moments.
Pas pour les résoudre. Elles ne se résolvent pas toujours vite.
Pour ne plus les porter seule. Pour réaliser que ce que tu ressens est partagé par d'autres parents, en ce moment même, quelque part.
C'est pour ça que la communauté compte. Et c'est pour ça que je propose aussi des sessions individuelles — pour le moment où les mots ont besoin d'un espace plus privé.
Je propose des sessions individuelles pour t'accompagner — à distance, sans jugement, en toute confidentialité.
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Des femmes qui vivent la même chose que toi — tu seras prévenue dès l'ouverture.